C’est là que le bât blesse ! De nos jours, on a l’impression qu’assez peu de parents considèrent l’éducation chrétienne de leurs enfants comme une priorité. Et ceux qui ont essayé sont parfois découragés de constater qu’à l’adolescence, les jeunes tombent dans une grande indifférence ou s’opposent plus ou moins clairement aux choix religieux de leur papa ou de leur maman. Même les grands-parents, qui jouent un rôle de plus en plus important comme témoins de la Bonne Nouvelle, constatent que la foi, l’appartenance à l’Eglise et la fréquentation de nos offices n’ont plus vraiment la cote chez les jeunes générations.
Je dois vous avouer que dans ma propre famille, la foi n’était pas un grand sujet de discussion et de partage non plus. Je n’ai jamais su en quoi mon père, qui est décédé lorsque j’avais 19 ans, croyait réellement. Et ma maman, même si elle pratiquait régulièrement et m’a certainement donné le « goût » de fréquenter l’église paroissiale, ne m’a jamais beaucoup parlé de sa foi à elle. C’était presque comme pour la sexualité, autre sujet tabou chez nous à la maison !
En ce qui me concerne, l’envie et la joie d’être disciple de Jésus-Christ me sont venues par d’autres canaux : j’ai été acolyte pendant six ans, lecteur, animateur de confirmation, etc. Ces petits engagements m’ont aidé à trouver ma place dans cette paroisse où j’étais né. Entre 15 et 20 ans, j’ai eu la chance de rejoindre un grand mouvement international, les « Focolari ». Avec d’autres jeunes, nous avons prié, discuté et voyagé. Ce sont surtout les événements extraordinaires comme les pèlerinages à Rome qui m’ont marqué et qui ont façonné ma foi.
Aujourd’hui encore, je suis persuadé que, si nous voulons toucher les jeunes, nous devons leur donner l’occasion de vivre des expériences uniques: un séjour Amitié 2000), un camp, une retraite…Aujourd’hui encore, je suis persuadé que, si nous voulons toucher les jeunes, nous devons leur donner l’occasion de vivre des expériences uniques: un séjour
Dans notre Unité pastorale, même s’il n’y a pas beaucoup de jeunes le dimanche aux messes dominicales, cela ne veut pas dire qu’ils sont absents totalement. Le weekend des Rameaux (1er et 2 avril), les jeunes qui se préparent à la profession de foi et à la confirmation vivront deux journées de retraite à Banneux, autre lieu emblématique où se vivent de nombreuses conversions.
Je voudrais ici remercier les animatrices et animateurs qui ont accepté de les accompagner, d’être les témoins de la Foi pour ces jeunes. A travers la convivialité et la proximité physique, mais aussi par les discussions, les moments de réflexion, de méditation, de prière et de célébration, ces adolescents pourront « toucher Dieu du doigt » et se diront peut-être qu’être croyant (et pratiquant) n’est pas si ringard que ça !
Et vous en quoi cela vous concerne-t-il ? Deux choses :
1. Je vous invite à prier pour ces jeunes qui se préparent à une étape importante de leur vie de croyants. Ils ont besoin de notre soutien, de notre accueil, de notre bienveillance et, surtout, de notre exemple de croyants joyeux et heureux.
2. Même si les fondements de notre cheminement chrétien se trouvent dans l’adolescence et dans la jeunesse, nous avons tous besoin de soigner et d’approfondir notre relation à Dieu. Pourquoi ne pas consacrer un peu de temps à une retraite nous aussi, ou à un pèlerinage, à des moments d’intimité avec Dieu vécus seuls ou avec d’autres, en groupe ou en communauté. Pour les disciples de Jésus, c’est la rencontre avec le Ressuscité qui a réellement transformé leur vie. Nous aussi, donnons-nous les occasions de renouveler notre relation avec le Christ ressuscité!
Ralph Schmeder, votre curé
