Visiteurs de malades

Quel est le sens profond d’une visite à un malade ?

Visiter un malade, c’est d’abord l’écouter.

Ce dialogue conduit parfois à la demande de prier ensemble, de se confesser, de recevoir l’Eucharistie ou le sacrement des malades.

Visiter un voisin ou un résident d’un home n’est pas seulement une belle initiative personnelle : c’est une mission qui est confiée à l’Église. Car les visiteurs de malades poursuivent la mission de Jésus qui, toute sa vie, s’est arrêté auprès des malades qui l’appelaient ou qu’on lui présentait. Ceux qui sont appelés à visiter les malades sont donc envoyés par l’Église comme témoins du lien qui existe entre le malade et la communauté chrétienne.

L’Église propose ce que l’on appelait autrefois le viatique, « nourriture pour le chemin », c’est-à-dire l’Eucharistie. Recevoir le corps du Christ est un acte de foi en la personne de Jésus.

Selon la volonté du malade, suivant aussi les conditions médicales (sa capacité de parler et d’avaler), le patient peut aussi demander le sacrement de Réconciliation. Le visiteur se chargera de transmettre cette demande à un prêtre de l’Unité pastorale.

Le sacrement des malades, appelé autrefois « extrême onction », est en fait un sacrement des vivants et un appel à vivre la maladie avec le Christ. C’est une façon de témoigner qu’on espère en Lui, avec l’Église. Par ce sacrement, le Christ fortifie le malade et lui procure réconfort et courage pour vivre et traverser les souffrances.

Une messe des malades est organisée chaque année dans une église de notre Unité pastorale. On peut y recevoir ce sacrement à tout âge et plusieurs fois dans sa vie.

Les informations concernant la prochaine célébration seront données en temps utile.


Quel est le rôle de la prière ?

Demander la visite d’un chrétien, c’est exprimer l’envie de prier avec quelqu’un.

La prière vient du cœur, comme un cri. Celui qui prie (ou qui fait prier pour lui) espère profondément que la détresse ne durera pas et il s’en remet aux mains de Dieu. Prier, c’est donc entrer dans un mouvement de confiance, d’offrande et d’abandon, comme le Christ avec son Père.

Le visiteur peut d’abord prier lui-même, seul, avant la visite.

La prière avec le malade trouve aussi sa place au début ou à la fin de la rencontre.

De nombreux outils existent pour prier avec les malades (livrets, revues).


Comment se passe une visite à un malade ?


A domicile

On peut demander au malade de préparer un petit coin de prière avec, par exemple, une bougie, un évangile ouvert…

Le visiteur peut d’abord prendre un temps d’écoute durant lequel il s’intéresse à la personne visitée. Ce temps pour l’amitié est généralement suivi d’un temps de prière, au départ de l’Évangile, par exemple, l’évangile du dimanche.

Quand la confiance est installée, on prend le soin de demander à la personne d’exprimer ses souhaits par rapport à la foi. Le visiteur aide le malade à discerner ce qui lui convient le mieux (prière? communion ? sacrement des malades ? sacrement de la réconciliation ? )

Si la demande en est faite, le malade reçoit la communion au moment-même de la visite.

 

Dans un home

Il est nécessaire d’informer les résidents d’une maison de repos qu’un service de visite existe et qu’il est possible de recevoir la communion. La famille, la direction de l’établissement et le personnel médical ne sont pas toujours au courant des souhaits du malade. La demande doit donc être exprimée par la personne elle-même.

Parfois, les gens ne désirent qu’une visite, éventuellement une prière, mais pas l’Eucharistie. Il est important de respecter la volonté personnelle de chacun et de ne pas insister.


Quelques difficultés rencontrées

Ceux qui ont eu l’occasion d’accompagner des personnes en fin de vie témoignent de l’intensité des échanges. Quand on rend visite régulièrement à un malade, on l’accompagne sur son chemin qui est parfois rude. Il y a des joies, des satisfactions mais aussi des moments très difficiles à vivre, le risque d’être déstabilisé par une souffrance qu’il faut savoir assumer avec courage, délicatesse et discrétion.

Heureusement, le plus souvent, le visiteur est attendu avec le sourire : le malade fait honneur à Jésus mais aussi à la personne qui l’amène.

Il n’est pas toujours facile de prier avec quelqu’un : on se sent parfois démuni face à sa souffrance, à sa colère, à son découragement.

Il peut aussi arriver que le malade n’ait pas la possibilité ni l’envie de prier (faiblesse physique ou psychique, traitement lourd, fausse image de Dieu ou de la prière). C’est alors à l’Église ( au visiteur et à la communauté chrétienne) de prier pour ce malade.

La visite peut se limiter à une simple prière quand la personne n’est vraiment pas bien ou qu’elle est inconsciente. La communion peut aussi se limiter à un tout petit bout d’hostie si le malade a des difficultés pour déglutir.


Pour clarifier les pratiques

  1. La personne à qui on apporte la communion doit en avoir exprimé le désir et ne doit pas se sentir obligée de le faire (discernement du visiteur).
  2. Lors de l’Eucharistie dominicale en paroisse, le visiteur apporte une pyxide/custode. Le sacristain aura disposé une petite table près de l’autel afin de l’y déposer. Il y aura sur cette petite table une petite réserve d’hosties non consacrées. Avant le début de la messe, le visiteur place lui-même le nombre d’hosties dont il a besoin, dans sa custode déposée sur cette petite table. Au moment de l’offertoire, les custodes seront apportées à l’autel par le prêtre ou un acolyte, et les hosties qu’elles contiennent seront consacrées avec les autres.
  3. A la fin de la messe, le prêtre appelle les porteurs de communion qui s’avancent devant l ‘autel. Le prêtre prie pour les visiteurs qu’il envoie alors en mission. Au nom de la communauté chrétienne rassemblée pour la messe, il prie aussi pour les malades visités et il dit aux visiteurs de demander aux malades de prier pour la communauté chrétienne.
  4. Le visiteur se rend sans tarder au domicile du malade où il est recommandé que la communion soit consommée le jour-même, au moment où on l’apporte.
  5. Si un jour, pour une raison ou un autre, la communion n’est pas possible, le visiteur peut consommer sur place l’hostie prévue pour le malade, ou la placer dans le tabernacle de la maison de repos si celle-ci comporte une chapelle, ou enfin la ramener dès que possible dans celui de l’église paroissiale.


Travailler en équipe

Cet apostolat est une tâche délicate qui se vit plus facilement quand il est organisé en équipe. Cela permet de s’entraider, de demander de l’aide en cas de trop lourde charge ou d’indisponibilité, de se répartir les demandes selon la proximité… Cela permet aussi aux prêtres de savoir à qui s’adresser en cas de demandes de visites.

Quelques bénévoles ont déjà confié leurs coordonnées au secrétariat du Centre pastoral.

Toute personne concernée par ce service ou qui souhaiterait s’y engager est invitée à se faire connaître.

Notre Curé remercie tous les bénévoles au service des malades de l’Unité pastorale. Cette mission lui particulièrement chère et c’est donc avec plaisir qu’il se tient à la disposition de ceux qui souhaiteraient d’autres éclaircissements.


Contacts

Notre Curé Oscar Murekezi
655, rue de Herve, 4030 Grivegnée (Bois-de-Breux)
0484/71 21 82

 
Notre Vicaire  Ralph Schmeder
770,rue de Visé, 4020 Wandre
0477/53.12.53
rasch@skynet.be

 
Secrétariat de l’Unité Pastorale
653, rue de Herve à Bois-de-Breux
secretariat@upalliance.be

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